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NOTICE POUR MIEUX COMPRENDRE L'ASSURANCE EN GENERAL

Par HomeAssur le 22/02/2019
Un assureur élabore une stratégie d’offre d’assurance en se basant sur des statistiques à partir de la loi des grands nombres.

Au départ ce sont ses actuaires qui ont pour mission de triturer les chiffres et rendre des conclusions qui vont permettre aux équipes techniques et juridiques de déterminer les contours de l’offre et le prix de vente au public.

La stratégie de l’assureur ne sera pas la même s’il élabore une offre qui répond à une obligation légale.

Si c’est le cas, il devra se conformer aux textes de la loi et ses décrets d’application. Toute inventivité de sa part est proscrite.

TOUS LES ASSUREURS DEVRONT PROPOSER LE MEME PRODUIT

qui aura pour but de protéger les victimes du fait d’un tiers qui a commis une faute.

Ex :

L’assurance des véhicules à moteur uniquement envers les autres utilisateurs de la route
L’assurance habitation uniquement pour un locataire envers son propriétaire
L’assurance responsabilité Civile des chasseurs s’il blesse ou tue quelqu’un en action de chasse

Certaines assurances pour les professions réglementées (constructeur de maisons, médecins, avocats, experts comptables….)

L’assureur profitera le plus souvent de cette obligation de la garantie « OBLIGATOIRE » pour ajouter des tas d’options censées lui rapporter de l’argent car il imagine que la garantie de base obligatoire ne sera pas rentable pour lui.

Un particulier est essentiellement concerné par l’assurance automobile obligatoire pour tous et l’assurance habitation s’il est locataire. Contrairement à des idées reçues un propriétaire n’est pas obligé de s’assurer pour son bien, même si la plupart le font.

Pour l’assurance automobile, les assureurs proposeront en plus une assurance « Dommages » de votre voiture contre ses propres dégâts, qui n’est bien entendu pas obligatoire. Si on adhère à ces offres, on sera sensible à la notion de service qui peut différer d’un assureur à l’autre et pouvant justifier un prix différent (mise à disposition d’un véhicule de remplacement, avance des frais de réparation…

L’assurance n’est pas tout à fait un bien de consommation comme un autre :

Démonstration :

Achèteriez-vous une voiture sans l’essayer ?
Probablement NON

Pensez-vous que toutes les voitures sont identiques et ont les mêmes performances ?
Probablement NON

Pensez-vous qu’il y a une différence entre une voiture à 10.000 € et une autre à 25.000 € ?
Probablement OUI

Pourtant, quel que soit son prix une voiture à 4 roues, un volant, un système de freinage.

Quel que soit son prix, toutes les voitures ont la même finalité à savoir nous emmener d’un point A vers un point B, dans le même temps, puisque nous devons rouler à la même vitesse

Indépendamment de nos moyens de payer un prix plus cher, pourquoi achèterions-nous une voiture à 25.000 € quand celle à 10.000 € rend le même service ?

De manière naturelle, nous sommes plus attirés par une voiture à 25.000 €

Beauté, esthétique, Sécurité, Confort, espace, volume
Pour résumer en un mot - PLAISIR …..Le plaisir que va procurer l’achat d’une nouvelle voiture.

Pensez-vous que notre comportement est identique quand nous devons acheter un contrat d’assurance ?
Probablement NON

Pensez-vous qu’il y a une différence entre une assurance à 100 € et une autre à 250 € ?
Probablement NON
Pourtant les deux ont vocation à assurer et de manière quasi instinctive nous allons préférer le contrat à 100 € et pas celui à 250 €

Pourquoi ?

Parce que nous pensons
Que toutes les assurances sont identiques et s’il y a des différences elles ne sautent pas à l’oeil
Que dans l’instant présent nous achetons (par la loi, ou par obligation du propriétaire pour nous donner les clefs) mais n’en ressentons pas l’utilité

Pourtant il y a autant de différence dans une assurance à 100 € et une autre à 250 € qu’entre les deux voitures dont nous venons de parler.

Ou se situe la différence ?
Dans la lecture du contrat au beau milieu d’un nombre incalculable de pages toutes aussi rébarbatives les unes que les autres.

Contrairement à la voiture que nous avons essayée avant d’acheter, nous avons acheté cette assurance à l’aveugle.

Quand nous en aurons besoin, c’est que quelque chose d’anormal sera arrivé (un accident, un incendie…). Nous vérifierons et constaterons si notre choix fut le bon mais de toute façon il est déjà trop tard pour changer quoi que ce soit. Si le choix n’a pas été bon, il faudra en assumer les conséquences.

C’est la raison majeure par laquelle le public non initié pense que les assureurs ne veulent jamais payer. A aucun moment nous nous remettons en question et pensons que nous avons pu faire le mauvais choix en préférant payer 100 € alors que le bon prix était 250 €

Or chacun sait que tout cela est une question de détails mais c’est la somme des détails qui fait toute la différence.

Nous refusons de vivre avec les risques qui sont susceptibles d’être couverts par une assurance alors que nous sommes quotidiennement environnés de risques et nous vivons avec.

En avoir conscience et ne pas les ignorer est déjà un grand pas vers la prévention donc leur diminution. Vouloir s’assurer pour tout n’est pas nécessairement la bonne réponse et ceux qui cèdent à ces pulsions sont souvent déçus, attendant tout de leurs assureurs et ne supportant le moindre refus ou restriction de prise en charge de sa part.

Transférer vers l’assureur les risques lourds et graves est absolument normal et légitime.

Accepter d’assumer soit même les risques mineurs devrait là aussi être une réaction saine et légitime permettant une meilleure approche économique et une bonne relation entre l’assureur et son client.